Ah ah :
(...)depuis 2001, dans les rues de New York ou d'Atlanta, un Noir a dix-huit fois plus de chances de se faire interpeller par la police qu'un Blanc, discrimination intolérable que l'on justifie par la nécessaire guerre contre la terreur. Le président Barack Obama porte une responsabilité historique dans la perpétuation de cet état de non-droit. Il évoque aujourd'hui la fermeture de Guantanamo, vieille promesse, en oubliant un peu vite que c'est lui qui a signé le National Defense Authorization Act en 2005, qui interdit jusqu'à aujourd'hui le financement du transfèrement des prisonniers sur le sol américain et qu'il est en son pouvoir de faire libérer ou extrader les 86 prisonniers blanchis par la justice. Loin d'être en cohérence avec ses engagements et ses déclarations de bonnes intentions, son administration, par cette incompréhensible élection de Shakur au nombre des "principales menaces terroristes contre le pays", participe de l'identification venimeuse des basanés au terrorisme et elle apporte sa pierre à la funeste croisade contre la terreur qui est désormais la sienne.
Tout ceci est-il vraiment surprenant ? Il va falloir payer longtemps les dégâts du Yes we can.

