La phrase du jour est Daniel Schneidermann :
Comme si le sarko-zemmourisme était maintenant l’unité de mesure indépassable du débat idéologique.
Le 'comme si' est de trop.
La phrase du jour est Daniel Schneidermann :
Comme si le sarko-zemmourisme était maintenant l’unité de mesure indépassable du débat idéologique.
Le 'comme si' est de trop.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 11H13 dans France | Lien permanent
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Ah ah :
(...)depuis 2001, dans les rues de New York ou d'Atlanta, un Noir a dix-huit fois plus de chances de se faire interpeller par la police qu'un Blanc, discrimination intolérable que l'on justifie par la nécessaire guerre contre la terreur. Le président Barack Obama porte une responsabilité historique dans la perpétuation de cet état de non-droit. Il évoque aujourd'hui la fermeture de Guantanamo, vieille promesse, en oubliant un peu vite que c'est lui qui a signé le National Defense Authorization Act en 2005, qui interdit jusqu'à aujourd'hui le financement du transfèrement des prisonniers sur le sol américain et qu'il est en son pouvoir de faire libérer ou extrader les 86 prisonniers blanchis par la justice. Loin d'être en cohérence avec ses engagements et ses déclarations de bonnes intentions, son administration, par cette incompréhensible élection de Shakur au nombre des "principales menaces terroristes contre le pays", participe de l'identification venimeuse des basanés au terrorisme et elle apporte sa pierre à la funeste croisade contre la terreur qui est désormais la sienne.
Tout ceci est-il vraiment surprenant ? Il va falloir payer longtemps les dégâts du Yes we can.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 13H51 dans Actualité, L'Amérique de Barack Obama , Obama, Terrorisme | Lien permanent
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La théorie du genre serait, selon ses détracteurs (vous verrez qu’elle n’a que des détracteurs) une théorie qui nierait la différence des sexes pour n’en fait qu’un acquis social, et voudrait qu’hommes et femmes soient parfaitement identiques et interchangeables, et par conséquence combattrait toute allusion, y compris dans la loi, à cette différence pourtant inscrite dans la nature. La loi ouvrant le mariage aux personnes de même sexe serait frappée du sceau de l’infamie en étant un avatar de cette théorie, qui ne visait qu’à faire disparaître du code toute allusion à la différence des sexes (...) La réalité est que la théorie du genre n’existe pas. Ce qui existe sont les études de genre (gender studies) : il s’agit d’un domaine de recherche interdisciplinaires visant, je cite wikipédia, une réflexion sur les identités sexuées et sexuelles, répertoriant ce qui définit le masculin et le féminin dans différents lieux et à différentes époques, et s’interrogeant sur la manière dont les normes se reproduisent jusqu’au point de paraître naturelles. Ce n’est que cela, un sujet d’étude, et c’est déjà beaucoup. Il nourrit des réflexions, des critiques, des controverses, et la connaissance de ce que nous sommes en sort grandie. Il est triste de voir dans le pays de Descartes un sujet d’étude transformée en idéologie pour secourir une argumentation qui se sent trop boiteuse avec les faits.
Well, depuis Sarkozy très longtemps la France n'est plus le pays de Descartes.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 11H55 dans Actualité, France , genre, Identité | Lien permanent
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Ah :
La vérité, c’est que la plupart des gens inculpés de terrorisme aux États-Unis au cours des dix dernières années dans cette guerre menée contre le terrorisme n’ont non seulement jamais tué quiconque, mais n’ont même jamais été sur le point de commettre une quelconque attaque sur le sol américain.
Oh my God, Obama n'a donc rien changé !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 09H17 dans Actualité, L'Amérique de Barack Obama , Terrorisme | Lien permanent
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Via Passou, une phrase pertinente de Carlo Ginzbourg :
Il est urgent de réapprendre à lire lentement, c’est crucial sinon nous serons vaincus par l’ignorance électronique.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 10H02 dans culture | Lien permanent
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Authueil :
Pour arriver à émerger en politique, il faut des leaders capables de continuer à exister sans mobilisation dans la rue, qui tiennent le choc de la vie politique. Il faut aussi un message politique rassembleur et qui ne se limite pas à un sujet particulier. Sur ces deux plans, les anti-mariage pour tous sont un peu faiblards, voire au delà. Comme leaders connus, et donc capables de survivre médiatiquement, on a Frigide Barjot, mais on l'a vu plus haut, elle va sans doute exploser en vol et se retirer de la scène politique sous la pression (et c'est le mieux à faire pour son équilibre psychologique). On a aussi Tugdual Derville, qui s'est également fait une belle notoriété. Ils ont aussi ressorti Christine Boutin du frigo, mais à 69 ans, sans mandat et sans avenir politique, elle n'ira pas loin. Bref, pas grand chose de solide n'émerge pour porter le mouvement au delà de la période de mobilisation. Sur le plan des idées, Tugdual Derville tente de placer son concept d'écologie humaine (sur lequel je n'ai aucun avis), mais je vois mal comment bâtir un projet politique d'ensemble qui puisse parler à d'autres qu'à la communauté "catholique conservatrice". Le grave défaut de ce mouvement "anti-mariage pour tous" est d'avoir une assise beaucoup trop étroite. Quand on regarde les images des manifs, c'est blanc (pas de personnes de couleur ou très peu) c'est propre sur soi, ça respire les quartiers bourgeois et la sortie de la messe. Impossible de ratisser électoralement en dehors de ce milieu, tant le mouvement a été identifié à cette couche de la population. Même en faisant le plein des voix, ça n'ira pas chercher loin.
Je dirais juste sournoisement et bêtement lol si le problème n’était pas plus grave. En effet suivre les cadavres quelle que soit leur couleur est dangereux parce qu'ils savent plus ce qu'est la vérité d’être et de sentir.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 11H41 dans Actualité, France , libertés, Politique | Lien permanent
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Ah Denis Tillinac :
Les Français ont de grandes qualités mais un gros défaut : ils sont envieux. Il ne faut pas les faire vibrer avec cette corde-là, surtout en période de crise. Cette corrida sur les friqués, ces surenchères de l’indignation, cette pornographie maquillée en catéchisme par des imprécateurs hystériques et des Robespierre de bas étage ne restaureront pas l’autorité de l’État. Elles risquent au contraire de ruiner ce qui lui reste de crédit et de le paralyser au bénéfice d’une entreprise totalitaire.(...) la France n’est pas un pays scandinave et n’a pas vocation à le devenir. Un rien de coquinerie est ancré dans les gênes de notre latinité, mieux vaut s’en accommoder que de donner dans un puritanisme d’importation.
Cette satanée illusion identitaire !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 16H39 dans Actualité, France , Identité, Politique | Lien permanent
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Dans notre époque où la color blindness est si prédominante, l’idée de réparation est j’espère un moyen de faire réfléchir aux problèmes que pose cette façon de voir les choses. Je ne peux pas croire que ce soit le seul moyen de crever l’abcès et de nombreux universitaires et militants tentent de s’attaquer à cette question. Mais selon de nombreux points de vue, l’indifférence à la couleur garde une forte assise, particulièrement dans le monde judiciaire et tout particulièrement à la Cour Suprême où toute mention de la race est perçue comme une discrimination qui serait philosophiquement pas très différente des discriminations telles qu’on les entendait dans les années 1960. Après tout, la color blindness est une certaine forme d’idéal… Ne serait-ce pas formidable ?! Tocqueville a une phrase très évocatrice à ce propos : « L’esclavage déshonore la race, et la race perpétue le souvenir de l’esclavage ». Je pense que ce n’est pas tout à fait juste dans le sens où cela ne suggère pas tout l’héritage structurel etc, mais je pense que l'on saisit pourquoi c'est si problématique de déclarer comme colorblind une société qui ne l’est pas…
Que veulent dire aujourd'hui les mots couleur et race ?
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 10H24 dans Identité, Le Passé , racialisme, racisme | Lien permanent
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Alors, que vaut la parole du président de la République quand elle est aussitôt contestée par le président de l’Assemblée Nationale ? Où est le fameux chef de l’Etat clé de voûte des institutions ? Où est la dérive du pouvoir personnel qui vidait l’Assemblée de ses prérogatives ?
Hollande, en état de grande faiblesse, a choisi de jouer l’opinion, favorable à la publication des patrimoines, contre les élus, et cette recherche d’un avantage immédiat va durablement le fragiliser.
Jospin revient ?!
Hollande a la même difficulté que le beaujolais nouveau, il lui manque du gras et du style dans tous les sens du terme. Le vrai problème de la gochmole est qu’elle continue de faire semblant d’être de gauche et socialiste parce que c’est une question d’étiquetage.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 12H04 dans Actualité, France , François Hollande | Lien permanent
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D'accord avec Philippe Bilger quand il dit ça:
Moraliser, c'est prendre un mauvais chemin. Il faut être moral.
Le citoyen qui déplore, qui vitupère devra voter pour le candidat qui n'a pas que des condamnations purgées à offrir à ses électeurs et ne pas faire triompher, comme d'habitude, son adversaire.
C'est très américain et surtout puéril de penser que c'est la loi/le droit qui rend moral et de feindre de croire que tout montrer résout des problèmes profonds de confiance et désamour.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 06H27 dans Actualité, France , François Hollande | Lien permanent
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Remaniement ? éteignoir ? fuite en avant ? déni du réel ? référendum ? loi sur la moralisation de la vie publique ?… Et quoi encore ? On se demande ce que va bien pouvoir trouver le Président de la République pour atténuer les effets de la crise morale dévastatrice provoquée par l’affaire Cahuzac. D’autant que le feuilleton est parti pour durer. Rien à voir avec l’affaire Stavisky, comme on le lit un peu partout –on ne sache pas que l’escroc et maître-chanteur ait été ministre de la République. Il n’est même pas sûr que, comme le suggèrent les mêmes commentateurs, l’affaire ait partie liée avec l’atmosphère des années trente, en dépit de l’air du temps populiste encouragé par un slogan (« Tous pourris ! ») et une solution (« Qu’ils dégagent ! ») démagogiques qu’un Mélenchon, plus Crapouillot que jamais, a été exhumer du magasin aux accessoires. Ca fleure bon plutôt les remugles de la IVème à l’agonie.
Au vrai, notre Président serait bien inspiré de lire Le Président et de voir le film qui en fut tiré sous ce titre même.
Le problème est que Le Président n'est pas Le Président. Hollande est sympathique mais pour le moment incapable d'incarner/de devenir un grand homme d’état.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 09H37 dans Actualité, France , François Hollande | Lien permanent
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Authueil :
François Hollande avait beau dire qu'il ne pratiquerait pas les "lois faits-divers", c'est exactement qu'il vient d'annoncer ce matin : renforcement de l'indépendance de la justice, publication des patrimoines des élus et inéligibilité à vie des élus condamnés pour des affaires financières. Il copie à ce point Nicolas Sarkozy qu'il s'offre le luxe d'une mesure inconstitutionnelle dans le lot. Le droit constitutionnel prohibe les peines automatiques, et si une inéligibilité doit être prononcée comme sanction, c'est au juge d'en fixer la quotité, en sachant, en prime qu'une peine à vie ne serait pas constitutionnelle. Il ne faut pas oublier que nous sommes dans le champ des délits, pas des crimes.
Ah, ça y est même Hollande s'est (ouvertement) Obamamisé/américanisé, vive la France !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 12H40 dans Actualité, Etats-Unis, France , François Hollande, Justice | Lien permanent
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Martine Brunschwig Graf fait un rêve :
La France est en panne. Cela ne date pas d'aujourd'hui, hélas. Il n'y a pas de recettes miracle mais un début de solution le jour où la France et les Français arrêteront de mépriser la richesse économique et ceux qui la créent au quotidien.
Le rêve est un machin américain pas français.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 04H55 dans France , économie | Lien permanent
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Déprimant...le monde est de plus en plus con...Vous connaissez «Pygmalion», la pièce de théâtre écrite par George Bernard Shaw, ou «My Fair Lady», la comédie musicale qui s’en est inspirée? Au marché aux poissons, un linguiste tombe sur cette fille avec le pire des accents cockney. Il la prend sous son aile et lui enseigne le meilleur anglais de la haute société. Et vous voyez comment un seul incident transforme sa vie: elle est acceptée dans tous les salons, elle est en train de danser quand, soudain, son collier de perle se rompt et toutes les perles se mettent à rouler sur le sol. Et tout à coup, son accent cockney revient – elle jure en cockney, les gens rient. La situation est si drôle qu’elle peut mimer son public.
Vous savez, s’il existait des écoles où quelqu’un vous prenait sous son aile et vous apprenait l’anglais que parle Obama, pas mal de choses deviendraient possibles! Elles n’arrivent pas, parce que les gens aiment bien s’accrocher à leur accent, cela leur donne l’impression de faire partie d’un club. Moi, je suis du Sud. Là-bas, les good old boys ne vont pas abandonner leur accent, cela fait partie de leur identité.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 13H07 dans Identité, L'Amérique de Barack Obama , littérature , Obama, racialisme | Lien permanent
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Via Alain Korkos, une image parlante de Taubira giflant Frigide Barjot, il est légitime défendre des idées traditionnelles et surannées mais autrement que petitement et connement comme toute chose d'ailleurs .
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 08H07 dans Actualité, France , Justice, libertés | Lien permanent
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Je suis d'accord avec Aliocha quand il dit ça :
(...) il y a la tristesse de Carla Bruni à l’évocation de la mise en examen de « mon mari« , évoquée ce matin sur BFM TV juste après un reportage sur une nouvelle usine qui ferme. Comme il est détestable ce discours apitoyé, tandis que les images nous montrent l’intéressée une guitare à la main, ses lunettes de star sur le nez, en train de prendre place dans une énorme berline avec chauffeur. Choc de l’enchaînement des sujets, problème d’illustration aussi. BFM TV aurait diffusé en même temps que les confidences de Carla, des images de Nicolas Sarkozy au Palais de justice, la chose serait apparue plus supportable. Mais là… on peine à éprouver une quelconque empathie pour cette ex et potentiellement future « première dame », en la voyant évoluer dans un monde parallèle avec la gracieuse désinvolture de l’insouciance.
De la mesure avant toute chose...
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 12H23 dans Actualité, Justice, médias, Sarkozy | Lien permanent
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Les phrases du dernier mardi de ce mars qui refuse le printemps sont d'Olivia Chaumont née Olivier :
Le genre a longtemps été défini par le sexe. C'est une vision naturaliste, d'où découlait le rôle social des hommes et des femmes. Mais petit à petit, on s'est détaché de ce que la nature imposait. Pour schématiser, les hommes se sont mis à se pomponner, les femmes à conduire des camions. On a compris que le genre découlait plus d'une construction sociale que de la nature. Ce qui a ouvert le champ à toute une réécriture des rapports sociaux à partir d'un genre que l'on construit nous-mêmes. Comme le dit Candy dans mon livre, "le genre, ça ne se tient pas entre les jambes, ça se tient entre les oreilles". (...) On peut prendre le sexe comme un appendice, comme un nez ou des oreilles. Or, on ne donne pas de valeur sociale à un nez. Pourquoi le sexe ne serait-il pas, finalement, qu'un attribut physique comme un autre ?
Candy a toujours raison.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 10H36 dans genre, Identité | Lien permanent
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D'Alain Gresh :
Il paraît, selon un sondage de l’Ifop publié dans Ouest France, que 84 % des Français sont opposés au port du foulard par des femmes employées dans des lieux privés accueillant du public (commerces, supermarchés, cabinets médicaux, crèches, écoles privées). Peu importe qu’une telle décision soit contraire à toutes les conventions internationales et européennes : nous sommes la France, la grande nation qui illumine l’avenir de l’humanité.
Les Français ressemblent de plus en plus à Henri Guaino et de moins en moins à Voltaire... c'est une tragédie shakespearienne !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 12H16 dans burqa, France , Justice, laïcité, libertés, Religion | Lien permanent
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Ah cette satanée culpabilité judéo-chrétienne !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 16H39 dans culture, DSK, France , féminisme, genre, Identité, littérature | Lien permanent
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Ah ! :
C’est sûr : on ne porte pas impunément une mini-jupe en France. La femme sexy se condamne d’avance à l’opprobre, y compris de la part d’autres femmes. Si elle marche seule dans la nuit, c’est qu’elle cherche les ennuis, pensent les bonnes âmes.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 19H07 dans France , genre, Identité | Lien permanent
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(...) je ne lui ai jamais beaucoup fait confiance en tant que président. J'avais, par contre, confiance en son talent d'écriture. La question qui se pose, c'est de savoir si on peut être un bon président simplement parce que l'on écrit bien. L'ambivalence et le sens du compromis sont-ils des qualités qui peuvent fonctionner dans le monde de la politique? Je dirais que la réponse est mitigée. Je ne doute pas une seule seconde que l'Amérique dans laquelle je vis est bien meilleure que celle dans laquelle John McCain ou Mitt Romney nous auraient précipités. Mais il est également évident que la passion du président pour le compromis et le consensus lui ont rendu la vie très difficile au Congrès.
Aahh !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 13H32 dans culture, littérature , Obama | Lien permanent
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Ah, oui et un peu non Mona Chollet :
Femmes, vous voulez vous faire entendre ? Une seule solution : déshabillez-vous ! En octobre 2012, en Allemagne, les réfugiés qui campaient devant la Porte de Brandebourg, au centre de Berlin, pour dénoncer leurs conditions de vie peinaient à attirer l’attention des médias. En colère, une jeune femme qui manifestait avec eux lança à un journaliste de Bild : « Tu veux que je me mette à poil ? » « Le journaliste acquiesce et promet de revenir avec son photographe. D’autres journalistes l’apprennent et voilà, la foule d’objectifs se réunit autour des jeunes femmes qui soutiennent les réfugiés. Elles ne se sont pas déshabillées, mais ont profité de l’occasion pour dénoncer le sensationnalisme des médias. »
Les Femen, elles, ont été plus pragmatiques. Lors de leurs premières actions, en Ukraine, en 2008, elles avaient inscrit leurs slogans sur leurs dos nus, mais les photographes ne s’intéressaient qu’à leurs seins. (...) La réduction permanente des femmes à leur corps et à leur sexualité, la négation de leurs compétences intellectuelles, l’invisibilité sociale de celles qui sont inaptes à complaire aux regards masculins constituent des pierres d’angle du système patriarcal. Qu’un « mouvement » — elles ne seraient qu’une vingtaine en France — qui se prétend féministe puisse l’ignorer laisse pantois. « Nous vivons sous la domination masculine, et cela [la nudité] est la seule façon de les provoquer, d’obtenir leur attention », déclarait Inna Chevchenko au Guardian. Un féminisme qui s’incline devant la domination masculine : il fallait l’inventer.
L'un des problèmes est que le féminisme est un socialisme et que toutes ses expressions modernes/récentes sont depuis longtemps des sous-Beauvoirismes.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 16H50 dans féminisme, genre, Identité, libertés, médias | Lien permanent
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De Passou :
Dès qu’un écrivain porte un nom à consonance étrangère et qu’il est censé être d’origine sinon de formation multiculturelle, il n’y coupe pas : « En quelle langue écrivez-vous ? ». La question est le plus souvent suivie d’autres de la même encre sur le pourquoi et le comment du vécu de son déchirement entre deux langues, deux mondes, deux imaginaires ect Air trop connu. C’est même devenu une scie de toute rencontre intellectuelle francophone ou anglophone. Une tarte à la crème. Un poncif. Bref, basta !
Ah encore cette recherche permanente d'exotisme qui rend imbécile !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 10H20 dans culture, Identité, littérature | Lien permanent
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Il y a gros à parier que le vainqueur de la future présidentielle aura osé lever deux tabous : le droit du sol, le regroupement familial. Pas du tout pour stigmatiser nos compatriotes de souche exotique, qui, d’ailleurs, sont nombreux à souhaiter une trêve effective de l’immigration : pour éviter le pire, dont ils seraient les premiers à pâtir. Quoi qu’on pense de la peur d’une invasion et des fantasmes afférents, elle existe, c’est une lâcheté de la nier ou de la mépriser. Il faut vaincre aussi le sentiment diffus mais tenace que les fondamentaux de notre patriotisme sont voués au dépérissement. Un réarmement intellectuel et moral s’impose, plus encore qu’à l’époque où Renan le préconisait.
Pauvre Tillinac, il est victime de la jouissance incontrôlable que lui procurent son complexe de supériorité et son passéisme décomplexé mais surtout impuissant !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 00H56 dans France , Identité, immigration, racialisme | Lien permanent
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Sarkozy sur la France au Mali :
Que fait-on là-bas ? Sinon soutenir des putschistes et tenter de contrôler un territoire trois fois grand comme la France avec 4 000 hommes ? La règle, c'est qu'on ne va jamais dans un pays qui n'a pas de gouvernement.
Ah quand la mauvaise foi fait qu'on trébuche sur une vérité sans le savoir !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 02H24 dans Actualité, Afrique, France , guerre, Sarkozy | Lien permanent
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De Thierry Desjardins :
Hollande n’a pas de chance. Il s’est fait élire au moment où les rustines, les demi-mesures, les compromis ne sont plus supportables par le pays. Mais la France n’a pas de chance non plus. Elle a élu un homme de rustines, de quarts de mesure et de compromis…
Chaque jour, les Français s’aperçoivent que ses amis avaient raison. La « petite fraise » n’est qu’un « capitaine de pédalo » et, maintenant qu’il est au milieu de la tempête, ce n’est pas lui qui va inverser la courbe du chômage ou réduire nos déficits à 3%, même si, pour avoir l’air d’un amiral, il envoie nos soldats à la chasse à l’Islamiste au fin fond du désert.
Heureusement qu'il y a la guerre au Mali et cette fameuse et fumeuse guerre contre le terrorisme !
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 13H54 dans Actualité, Afrique, France , François Hollande, Politique | Lien permanent
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Les phrases du Lundi sont de mon citoyen du monde préféré Gérard Depardieu :
La responsabilité des politiques fait que [l'homme] devient de plus en plus con. J'ai besoin d'admirer en politique, j'admire Obama, même si ce n'est pas facile, mais cette Amérique des républicains, ça fout les jetons. Au moins, Obama a du charisme [...], il n'y en a pas beaucoup comme lui, regardez chez nous.
Et oui, il n'y a aucun contradiction entre admirer Sarkozy, Poutine et Obama qui sont à la politique ce que Gérard de Villiers, Dan Brown et E.L. James sont à la littérature.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 10H44 dans Actualité, culture, France , Obama | Lien permanent
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Marcela Iacub défend l'idée qu'un cochon sublime ça existe, et que ça plaît aux femmes. Dans Une semaine de vacances on voit le contraire. Ça ne plaît pas à la jeune fille.
Par extension on peut douter que ça plaise aux femmes. En tout cas il y en a à qui ça ne plaît pas, ça c'est sûr, il faut vous faire une raison, Messieurs, il y en a qui se forcent, qui s'ennuient, qui attendent patiemment que ça finisse, que vous en finissiez et qu'on en finisse, tant pis pour vos fantasmes. (...) Je prends la peine d'écrire aujourd'hui pour dire : on peut aimer la saleté, bien sûr, ça a pu m'arriver aussi, mais l'aimer ne la rend pas sublime.
Une petite question : les femmes ont certes le droit d'aimer la saleté, ont-elles celui d’être sales, d’être DSK ?
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 14H10 dans culture, France , genre, libertés, littérature | Lien permanent
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Ah oui :
Seul un cochon peut trouver normal qu'une misérable immigrée africaine lui taille une pipe sans aucune contrepartie, juste pour lui faire plaisir, juste pour rendre un humble hommage à sa puissance. Et la pauvre est revenue dans la chambre pour voir si tu lui avais laissé un quelconque pourboire, mais il n'y avait rien.
J'ai honte de l'avouer (euh non pas vraiment) mais je kiffe ces phrases même si elles sont problématiques mais bon, il y a des problèmes dont il faut se délecter surtout lorsqu'ils fracassent un mur de sang bâti sur de trop confortables non-dits pour ne pas être malsains.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 17H32 dans DSK, genre | Lien permanent
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Clémentine Autain touche juste quand elle dit ça en répondant au livre de Marcela Iacub Belle et Bête sur DSK et ses appétits légendaires :
Elle dit : Nafissatou Diallo n'a "pas été violée" mais "horriblement offensée". Mais offensée de quoi s'il n'y a pas eu viol ? De ne pas avoir été payée ? Mais pourquoi l'aurait-elle été ? Rien n'est clair sinon qu’elle n’est jamais du côté des femmes, des victimes de viol, comme si le désir masculin était souverain. Par ailleurs, sa vision de la sexualité m’effraie. Si la liberté sexuelle, c’est de s’envoyer tristement en l’air avec un pervers qui se fout éperdument de l’autre, merci du voyage ! C’est assez glauque. Finalement, sa vision fait écho à l’ordre moral, comme si la sexualité était sale, comme s’il fallait se soumettre à ses codes ancestraux en acceptant le porc qui sommeille en chaque homme.
Le problème est que Nafissatou Diallo dans cette histoire n'a pas véritablement de dasein, elle est un objet, un être en soi un orifice dans lequel tout le monde enfonce met ses aprioris. Diallo est blonde donc invisible. DSK existe, sa présence a gardé sa lourdeur, il pourra donc toujours se transformer et manger. Ce n'est critiquable que parce qu'il n'est pas possible pour tout le monde, surtout pour les femmes, d’être un porc et de rester puissant.
Rédigé par Christelle Nadia Fotso à 16H33 dans Actualité, DSK, France , genre, Identité | Lien permanent
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